Alina Slobodaniuc, un destin francophone accompli

Professeur de français à l’Université d’Etat de Moldova, traductrice, une passionnée de la poésie et de la danse, et un farouche défenseur de tout ce qu’on appelle français et francophone.

Une formation initiale effervescente

Elle est née au nord de la République de Moldova, à Briceni, et après avoir terminé les études secondaires, elle vient dans la capitale à la recherche de son destin francophone. Alina s’inscrit à la faculté des Langues et Littératures Etrangères de l’Université d’Etat de Moldova en 2001, ayant comme maitres des personnalités exceptionnelles qui ont réussi à nourrir la jeune âme avec des rêves d’Eugénie Grandet, du caractère sulfureux des textes baudelairiens, de la grandeur de la civilisation française, des Serments de Strasbourg, de la latinité du français, des symboles et des hyperboles, des signes et des référents, de tout ce qui peut donner une langue, une civilisation et une culture de leur naissance à nos jours.

Le premier pas vers une carrière académique

Ensuite, après la licence, Mme Slobodaniuc suit sa formation en master de philologie romane, spécialité langue et littérature française à la même faculté. Un de ses principes est que « la vie est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ». Donc, en 2006, étant étudiante au master, elle décide de déposer sa candidature pour le poste de lecteur –assistant à la faculté des Relations Internationales, Sciences Politiques et Administratives de la même université, Département des Langues Etrangères Appliquées, un poste qu’elle occupe très vite. A partir de ce moment- là l’amour et la responsabilité pour l’enseignement du français et en français ont envahi tous ses systèmes et son mode de vie.

Le français n’est pas seulement une profession, mais un mode de vivre

Le français n’a pas changé sa vie, mais l’a embellie, l’a enrichie en faisant des deux notions « carrière » et « français » des entités indissolubles et complémentaires. Le français représente sa carrière et sa carrière est le français, car « je ne peux pas m’imaginer ailleurs que dans la salle de classe devant ses étudiants. Pour moi, l’enseignement du français n’est pas une profession mais un mode de vivre, la langue française étant l’élément qui donne de la vivacité, de l’importance, le catalyseur de tout ce qui l’entoure et de tout ce qu’elle est » affirme Alina.

Son projet phare

Grâce au français et par l’intermédiaire du français, avec le soutien incontestable de l’AUF, Mme Slobodaniuc a développé dans son institution, en 2016-2018, un Projet de Soutien aux Formations Francophones pour les étudiants en licence de la spécialité des Relations Internationales, de la faculté des Relations Internationales, Sciences Politiques et Administratives, de l’UEM. Il s’agit d’un projet qui a ouvert des possibilités de collaboration avec les universités partenaires de Hongrie et de Roumanie. Lors de ce projet deux étudiants ont bénéficié de mobilités académiques et cinq professeurs ont eu de mobilités d’enseignement, plus que cela les bénéficiaires ont eu des cours de spécialité en français chaque semestre tout au long du projet.

Elle crée VETOclub, un cercle de débats francophones

Une autre réussite de sa carrière, dont elle est fière, est la création du VETOclub, un club de débats francophones, un espace estudiantin où des étudiants francophones et des experts en politique étrangère et en diplomatie se rassemblent pour discuter des sujets quotidiens, pour proposer des solutions, pour échanger de l’expérience.

Cours académiques, projets concrets et espoir pour l’avenir

L’activité du professeur Slobodaniuc Alina est connue non seulement par les cours de Communication de Spécialité, de Discours, de Rhétorique, de FOS, mais aussi par de nombreux projets sociaux destinés aux étudiants et qu’elle dirige avec un professionnalisme à part. Des projets comme FRISPA Student Star, Café Diplomatique, Un appui-un sourire, Je suis Étudiant, etc, sont une partie de tous ce qui peuvent démontrer la création, l’innovation, la vivacité et la continuation de la promotion de la Francophonie et de l’étude du français au sein de cette institution.  Il existe, bien sûr, de la place pour encore mieux, l’important est de garder l’optimisme, le même enthousiasme, et le rythme.