Journal de quarantaine version étudiant – Numéro 2, Restons chez nous et soyons responsables !

Je m’appelle Mihaela Alion et je suis étudiante en Master à la filière francophone de l’Université Politehnica de Bucarest, Roumanie.

Cela fait déjà un mois depuis que les universités sont fermées et que nous, les étudiants, continuons nos études de chez nous en ligne. Grâce aux multiples plateformes (par exemple, Moodle) et outils numériques, comme Microsoft Teams ou Zoom, nous avons accès en temps réel aux supports de cours et nous assistons aux cours selon le programme habituel et pouvons y intervenir par visioconférence. Ainsi, toutes les conditions ont été créées afin d’assurer la continuité pédagogique qui, bien sûr, suppose un grand travail d’adaptation à la nouvelle méthode d’enseignement. 

Je me suis rapidement adaptée au changement, mais je trouve que parfois les cours en ligne supposent un effort supplémentaire par comparaison aux cours face à face, à la fois pour les étudiants dont la quantité de travail individuel a augmenté et pour les enseignants qui doivent structurer la matière et donner plus d’explications de manière qu’elle soit bien comprise et appropriée par les étudiants.

À part les cours en ligne, l’université veille à garder le contact avec les étudiants et s’intéresse par différentes modalités à leur bien-être. Ainsi, dans mon université chaque vendredi soir sont organisés des webinaires avec les alumnis qui débattent la situation actuelle, souhaitent motiver les étudiants et avec lesquels nous pouvons discuter librement. Même un festival de musique hebdomadaire (UPB Music Festival) a été mis en place pour assurer aussi un côté de détente pour les étudiants. En plus, les psychologues du Centre d’Orientation en Carrière de l’Université se tiennent à la disposition des étudiants et organisent des webinaires spéciaux pendant cette période. Les professeurs aussi nous font compléter des questionnaires sur la méthode d’enseignement, sur l’adaptabilité à cela et tiennent à nous exprimer sur ce processus.

C’est vrai qu’il y a aussi un côté d’incertitude parce qu’on ne sait pas quand et sous quelle forme les examens se tiendront ou quand est-ce que tout reviendra au normal. Je pense qu’au-delà de toutes les restrictions qui ont été imposées une fois avec cette pandémie et la quarantaine qui l’a suivi, il y a aussi un côté positif duquel nous nous réjouissons tous à présent, moi y compris. Tout en restant toute la journée à la maison en télétravaillant et en prenant des cours en ligne, nous trouvons aussi plus de temps pour le partager avec la famille, avec soi-même et réfléchir sur sa personne, et faire des choses pour lesquels autrefois on n’avait pas le temps ou on ne les envisageait même pas. Pour moi, c’est aussi la découverte d’un côté moins connu qui vient avec un changement inclus.

À présent, je peux dire que la vie continue son cours, nous pouvons télétravailler et rester en famille, les cours se poursuivent et que nous avons la chance d’être en permanant contact, la seule chose qui manque est la libre circulation. Nous commençons déjà à transformer ce mode de vie en routine qui une fois avec le retour à la normale devra être changée et j’espère que ce passage se réalisera facilement pour nous tous.

En continuant notre routine et attendant la reprise, je vous invite à aimer la page Facebook de l’Agence universitaire de la Francophonie en Europe centrale et orientale pour participer aux différents concours et appels adressés aux étudiants et suivre les actions francophones.

Restons chez nous et soyons responsables ! Bonne chance à tous les étudiants !